[TEST] The Evil Within : le diable est en vous !

Tous les fans de la saga Resident Evil l’ attendaient. Tous ceux qui comme moi sont accroc au survival et savent que Mikami en maîtrise parfaitement les codes…En effet, le papa de la célèbre série dans laquelle Chris Redfield et Jill Valentine tirent dans les têtes des zombies du manoir spencer nous offre un Episode horrifique intense qui aurait pu facilement s’appeler Resident Evil 5. Un joli clin d’œil à son œuvre et un petit pied de nez à Capcom, histoire de leur montrer ce que les fans veulent vraiment…

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Que le mal soit avec vous et dans votre esprit.

Et le mal est bien là, en nous…Le héros de cette histoire va vous entrainer dans une aventure gore et dérangeante…Prenez un peu d’Outlast, beaucoup de Silent Hill et étalez moi ça sur une base Residentevilesque. Nous y sommes, The Evil Within est un peu tout ça ! Nous incarnons donc Sebastian Castellanos, un inspecteur de police au passé torturé. D’ailleurs, vous récolterez divers documents ainsi que les morceaux de son journal tout au long de votre progression et ce genre de petit détail à la Resident vous permettront de mieux comprendre son histoire…Et cette dernière est chargée de clins d’œil à la série des RE. Tout comme The Evil Within, dont Mikami se sert à la manière d’un album photos pour remuer tous les souvenirs que nous avons des aventures de nos amis des S.T.A.R.S…

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Un univers malsain au possible…

Que ce soit en termes d’ambiance, de bestiaire ou encore de décors, nous sommes dans l’univers spirituel de RE4. Et le charismatique Sebastian a tout des attitudes nonchalantes d’un certain Léon, policier à Raccoon city…D’ailleurs la ville dans laquelle se déroula l’action de cette aventure s’appelle Crimson City.
Mais parlons avant tout de l’environnement dans lequel nous allons évoluer dans pas moins de 18h de jeu. Nous commençons dans un asile de fous, le lieu de prédilection des survival, et là on pense tout de suite à Outlast. En effet, notre inspecteur doit mener l’enquête suite au massacre de tout le personnel d’un hôpital psychiatrique…Et quand on voit l’état du hall de ce dernier, on comprend tout de suite que ce cher Mikami tenait à annoncer la couleur d’entrée de jeu : rouge sang…
Mais très vite, on passe du décor blanc taché de l’asile à celui sombre et inquiétant d’une forêt dans laquelle se niche un village qui sort tout droit du siècle dernier…Tiens tiens ça me rappelle quelque chose. Et si on continue sur ce thème on retrouvera également un cimetière, une église ou encore un château…Le tout offrant un rendu global vraiment très beau même si The Evil Within n’est pas la claque de l’année. Cependant, les jeux d’ombres et de lumières, les effets de brume dans le village et quelques détails soignés vous laisseront admiratifs.

Resident Evil Within 5

Et si The Evil Within fait autant penser à un RE c’est qu’il en possède l’ADN à 3000% que ce soit en termes d’atmosphère, je le soulignais plus haut, d’univers évidemment ou encore en termes de gameplay. Les joueurs qui ont fait RE4 reconnaîtront tout de suite la jouabilité de ce dernier ainsi que les mouvements de caméra farceurs du jeu. Mais qui dit RE dit rigidité et exigence, et mon humble avis est que ça colle parfaitement à l’univers ! Grace à la caméra à l’épaule, nous sommes coincés dans ce petit cadre exigu dans lequel on ne voit pas trop ce qui se passe tout près juste à côté, et on ne peut que frissonner et apprécier pleinement l’expérience horrifique.
Pour rester au rayon RE, parlons des francs clins d’œil de Mikami à son bébé : remake d’une des scènes les plus cultes de RE1 (et plus globalement du jeu vidéo), réutilisation d’objets connus dans comme les caisses et les barriques en bois ou encore les vases de différentes tailles qu’on peut casser, les lieux bien sûr, les ennemis, notamment le boss à la tronçonneuse qu’on croise dans le village des Los Illuminados de RE4 ou encore les pièges à loups…Oui, Mikami aime bien les pièges et d’ailleurs il en a posé partout sur notre chemin. A vous de voir comment vous en servir : les ennemis de TEW peuvent être nombreux et coriaces, sachant que deux ou trois balles de flingue de suffiront pas à les tuer, il faudra donc se montrer fin stratège pour s’en débarrasser et souvent en mode Snake. Attirez-les vers des mines à corde en passant en dessous, ils suivront mais oublieront de se baisser les ignares…D’autres pièges comme des leviers déclenchant une pluie de flèches pourront également se montrer efficaces mais veillez à les utiliser au bon moment.

Le style RE4 !
Le style RE4 !

A noter cependant que la meilleure utilisation des pièges reste l’action de les démanteler pour réutiliser leurs pièces et en faire des carreaux d’arbalète, ce qui m’amène à vous parler de votre arsenal.
Vous commencerez avec un simple flingue, peu de balles, mais très vite vous trouverez un pompe, très efficace, un fusil à lunette ou encore l’arbalète Agonie, votre meilleure copine lors de cette aventure. Très efficace, elle vous permettra d’utiliser diverses sortes de carreaux, explosifs ou électriques par exemple. Comme je le disais, il vous suffira d’en créer en vous servant des pièces de pièges ramassées en chemin. Vous pouvez le faire via la roue des armes. Petit conseil au passage : fabriquez-en plein et surtout dans un coin à l’abri car quand vous passez dans le menu radial vous permettant d’accéder au matos, le temps ne fait que ralentir….
Toujours au rayon des armes, vous ramasserez des haches et des torches enflammées au gré de votre progression : celles-ci ne s’utilisent qu’une seule fois mais font très bien le job puisqu’elles vous débarrasseront d’un ennemi avec rapidité et efficacité. Profitons-en pour parler des allumettes car je vous le dis mes amis : le feu est votre allié dans TEW. En effet, vous trouverez également des boites d’allumettes qui vous permettent de bruler certaines choses comme les cadavres des zombies lorsqu’il tombe ou posent un genou à terre. Ça évite qu’ils nous refassent le coup des Crimson Head de RE Rebirh. Héhé on les connait les petits morbacs ! À noter que vous pouvez aussi foutre le feu à des flaques d’huile histoire de faire de belles brochettes 😉
Quoi qu’il en soit, économisez vos munitions elles ne sont pas légion dans le jeu et vous pouvez très vite vous retrouver en galère !

Un cachet sanglant

Mais si The Evil Within est le portrait craché de RE4, il n’en reste pas moins un jeu qui se suffit à lui-même, avec une véritable identité, mystérieuse et dérangeante. Je le disais, Sébastian sera propulsé dans divers environnements tous bien différents les uns des autres. Je parlais de l’asile, de la forêt mais notre héros reviendra régulièrement dans le même endroit où vous aurez la possibilité de sauvegarder et d’améliorer vos aptitudes : vous pourrez y accéder via des salles spéciales rappelant celles de RE avec les machines à écrire. Attention, point de machines ici mais des miroirs. Ces derniers vous emmèneront directement dans un autre monde, un peu comme Alice qui voulait voir ce qui se passait derrière : derrière il y a quoi ? Un hôpital qui sort tout droit de l’univers étrange et angoissant d’Hitchcock au sein duquel une infirmière Silentillesque vous accueillera à chaque fois pour vous proposer de sauver vos souvenirs…L’ambiance y est incroyable !

Un petit bain de sang ?
Un petit bain de sang ?

Une salle est également à disposition pour upgrader vos armes et vos aptitudes, à savoir le niveau max de votre vie, le nombre de paquet d’allumettes qu’on peut transporter ou encore le niveau de votre jauge d’endurance sachant que cette dernière se consomme très vite lorsque Sébastian se met à sprinter. Je vous conseille d’ailleurs de l’augmenter rapidement même si ça ne parait qu’un petit détail à côté du niveau de vie ou de la puissance de votre pompe…Et oui, les monstres ça court de nos jours !
Toutes ces petites choses peuvent être améliorées grâce à des points que vous récupérerez sous la forme de bocaux de gel vert. A noter également, les seringues qui remplacent les herbes médicinales et vous rendent un peu de vie. Leur efficacité peut d’ailleurs elle aussi être améliorée et ça non plus, ça n’est pas du luxe croyez-moi !
Vous découvrirez aussi très vite, au fil de votre avancée, que vous pouvez ramasser pas mal de petites clefs que vous trouverez dans des statues de vierges une fois cassées. Ces clefs pourront être utilisées dans une grande pièce derrière la réception de l’hôpital est ouvriront une centaine de casiers dans lesquels se cachent pas mal de petites surprises, bocaux de gel, munitions etc…Ça peut toujours servir !
Quoi qu’il en soit, qu’on se le dise : le jeu n’est pas une partie de plaisir et les boss de certains chapitres nécessiteront beaucoup de patiente pour arriver à vos fins ! Ça ressemblera parfois à du die and retry mais si vous connaissez un peu les mécanismes de ce genre de jeu, ça passera presque comme du sang.Heu du beurre du beurre 🙂
Toujours est-il que l’ambiance oppressante de l’aventure, le côté « sale » des environnements, la bande-son efficace et l’univers très RE du jeu ne peuvent que vous faire voyager, surtout si vous êtes un fan inconditionnel de survival horror. De vrai survival !

Pour finir, ce Resi…heu The Evil Within offre un vrai voyage au cœur de l’horreur, avec une ambiance malsaine reprenant les codes de Silent Hill tout en les mélangeant habilement à l’univers de Resident Evil ainsi qu’à quelques classique du cinéma d’horreur (je pense notamment à Shining). S’il ne marquera pas les esprit comme un RE1 ou 4, il reste un survival à la hauteur du génie de Mikami. Un grand moment de plaisir diabolique !

Ma note à moi : 18/20

 


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carole

Admin

Une pensée sur “[TEST] The Evil Within : le diable est en vous !

  • 11 novembre 2014 à 16 h 37 min
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    Ah, depuis le temps 🙂 ce fut long, mais bon, tu as une manière de nous impliquer dans ton test qui fait toujours plaisir, on a limite l’impression d’avoir fait une partie à ta place tellement on entre dans le jeu et l’univers dont tu nous parles. C’est du Resident Evil et ça fait plaisir en effet, que ce soit dans les clin-d’œil, ou même dans l’univers en soit, sauf qu’ici c’est du surnaturel, je pense d’ailleurs que Mikami a pioché dans certaines versions du quatrième opus pour faire son oeuvre, on sent une certaines frustrations de Mikami en tout cas et elle ressort dans cet excellent jeux-vidéo, violent, malsain, angoissant et qui comme tu le dis nous occupes pendant une vingtaine d’heures, en tout cas moi j’ai adorée et ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivée, il n’est pas parfait, mais très bien. En tout cas comme toujours bien écrit, bien fun et ça donne envie de refaire une partie directement après la lecture du test. 🙂 Merci beaucoup à toi. 🙂

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