The Stanley Parable : ai-je vraiment le choix ?

Il a vraiment fallu que ma curiosité soit piquée au vif pour aller jouer sur mon PC. En effet, je suis plus à l’aise avec une manette dans les mains et le seul jeu auquel je me suis donnée corps et âme sur mon ordinateur est Wow, est ça, c’est normal. J’ai donc tenté l’histoire de Stanley, cet employé comme les autres, ce numéro parmi tant d’autres, le 247 précisément et j’ai passé un dimanche au bureau vraiment pas comme les autres. Beaucoup plus amusant cela va sans dire.

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Nous sommes donc dans la peau de Stanley, qui reçoit chaque jour des ordres sur son ordinateur, et les exécute sans broncher. Il appuie inlassablement sur les touches de son PC sans se poser de question, comme tous les autres employés de sa mystérieuse société. Sa vie n’est pas drôle, mais il n’a pas l’air de s’en soucier. Il tape…Un beau jour, il ne reçoit aucune instruction sur son moniteur. Étrange…De plus, les bureaux sont vides, il est tout seul dans les locaux…C’est ainsi que commence une aventure qui n’a rien de commun avec les autres jeux vidéo que je connais.

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Une vie bien linéaire pour Stanley. Jusqu’au jour où…

Cette introduction à l’histoire nous est contée par un narrateur, une voix charismatique qui nous suivra tout au long de l’avancée de notre personnage. Et dès le début du jeu, on se rend compte qu’elle pourra passer du sérieux, au moqueur, au triste comme à l’acerbe ou encore à l’agressif selon les décisions que vous prenez. Oui, car dans the Stanley Parable, tout dépendra de vous…Ou presque.

Une question de choix

En effet, vous déambulez dans les bureaux vides, vous passez des portes qui se referment derrière vous sans moyen de revenir sur vos pas et BAM, premier choix : la porte de gauche ou celle de droite. La subtilité, c’est que notre narrateur raconte l’histoire en disant que Stanley prend celle de gauche…Allez-vous l’écouter ? Quoi que vous fassiez, la voix s’adaptera à vous et commentera votre « désobéissance » si tel était le cas…C’est ainsi que notre narrateur en viendra à nous réprimander ou au contraire à nous féliciter de l’écouter. « Je t’ai dit d’aller à droite Stanley ! tu ne sais pas écouter  ? » Mais en réalité, que souhaite-t-il ? On a réellement du mal à savoir si celui qui détient la clef de ce mystère est de notre côté ou tout simplement du sien. Oui, nous sommes un peu le pion sur cet échiquier vide… On comprend très vite que quoi qu’il arrive, on n’a pas de vrais choix. Tout est orchestré minutieusement et notre liberté d’action n’est qu’un leurre…Et The Stanley Parable pointe du doigt, avec beaucoup d’humour, tous les autres jeux dans lesquels on nous fait croire que des choix sont possibles alors qu’en réalité tout est évidemment écrit.

Quelle porte choisirez-vous ?
Quelle porte choisirez-vous ?

Mais revenons à notre personnage. Il ne peut pas revenir en arrière nous les savons, mais il ne peut pas ouvrir les portes non plus. Il ne peut interagir qu’avec certains éléments du décor : boutons d’ascenseur, digicodes, téléphone etc…Du coup, comme on ne sait pas trop ce qu’on peut faire, on touche un peu à tout et ce n’est pas plus mal car on peut déclencher ainsi quelques bonnes surprises et du coup d’autres alternatives.

Mais l’important est surtout de comprendre ce qu’engendrent les choix de Stanley. Ceux-ci vont se succéder jusqu’à la fin de la partie qui peut durer 5 minutes comme 20.

Prendre telle porte vous conduira à devoir choisir entre tel ou tel chemin ou encore à vous retrouver devant tel ou tel croisement…Certaines fins, il y en a 17 au total, sont dérangeantes, d’autres drôles, certaines atroces…Mais l’envie de savoir quels secrets se cachent derrière les choix que l’on a pas encore fait est si forte qu’on recommence encore et encore… Notez qu’à chaque fois, Stanley recommence de son bureau. Parfois ce dernier n’est pas situé au même endroit. Etrange une fois encore mais ça colle parfaitement à l’ambiance de cette danse avec la logique.

Suis la ligne jaune Stanley. Heu...
Suis la ligne jaune Stanley. Heu…

Notre narrateur peut avoir un discours sans aucun sens, il peut même devancer le personnage une fois que vous avez fait plusieurs fois les mêmes choses…Oui car la voix est maître du jeu je le souligne une fois de plus. Et quel maître dans les jeux de l’illusion ! C’est juste fantastique ! Une vraie partie de rigolade dans laquelle vous rencontrez une multitude de clins d’œil à d’autres jeux comme Portal par exemple qui doit être LA référence de ce soft puisque l’ambiance, les codes et le ton sont assez similaires.

Restons d’ailleurs sur l’ambiance. Elle pourrait-être légère car on est parfois mort de rire sur son clavier. Effectivement certains moments ouvrent une fenêtre sur le n’importe quoi et on oublie quelques secondes le stress omniprésent de l’aventure.

Un exemple de l'humour très particulier de notre narrateur...
Un exemple de l’humour très particulier de notre narrateur…

Car elle reste globalement oppressante, avec cette horrible sensation d’être mené en bateau, cette solitude pesante, cette musique aux accents mystérieux…C’est un délicieux moment qui vous attend avec the Stanley Parable !

Pour finir, je ne peux que vous conseiller d’essayer de débloquer tous les succès. Certains sont totalement fous comme celui de la porte 430…A vos claviers ! Et surtout, ne faîtes pas tout ce qu’on vous dit de faire 😉

 

 

 

 

carole

Admin

Une pensée sur “The Stanley Parable : ai-je vraiment le choix ?

  • 23 janvier 2014 à 11 h 38 min
    Permalink

    « […] est Wow, -est- ça, c’est normal. »

    lel.

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